Mon histoire

Je m’appelle Maguette et j’ai 34 ans. D’origine sénégalaise, je vis en France depuis plus de 15 ans maintenant. Arrivée dans ce pays pour mes études supérieures en 2003, depuis je suis devenue ingénieur dans les télécoms, je me suis mariée et j’ai une petite fille de 3 ans. 

Mon univers a été chamboulé avec l’arrivée de cette petite puce le 12 janvier 2016. Comme vous pouvez vous en douter devenir mère m’a complètement transformée. Seulement je n’aurai jamais imaginé que le jour de son tout premier anniversaire marquerait également un tournant dans ma vie, et cela à tout jamais. En effet c’est ce 12 janvier 2017 que j’ai appris que j’avais un cancer du côlon. Oui ma fille avait tout juste 1 an et il se pouvait que je ne la voie pas grandir. Je vous laisse imaginer la douleur que cela pouvait représenter : en plus de faire face à l’éventualité de ma propre mort, j’étais angoissée par l’idée d’abandonner ma fille, mon mari, ma famille, mes amis….

Avant le cancer 

Comme je vous le disais plus haut mon cancer a été diagnostiqué un an après mon accouchement par césarienne. 

Quelques jours après la naissance de ma fille, j’ai commencé à ressentir de violentes douleurs au niveau du bas ventre. J’en ai parlé en premier à ma sage-femme. Elle pensait que c’était peut-être les séquelles de la césarienne. Mais à la fin de nos séances de rééducation du périnée, voyant que les douleurs étaient toujours présentes elle m’a envoyé vers un gastro-entérologue.

Nous étions en mai 2016, déjà 5 mois que je souffrais quotidiennement de douleurs vives au ventre. Je suis donc allez voir le gastro-entérologue avec l’espoir qu’il puisse m’aider. Il m’a prescrit beaucoup d’examens : un scanner, une radio, une IRM. Et tous n’ont absolument rien révélé. Donc il a pensé que ces maux de ventre devaient être liés à ma césarienne. Il m’a adressée à l’hôpital où j’avais accouché.  

Là-bas j’ai été prise en charge par une gynécologue, qui en voyant mes symptômes, a pensé à des adhérences cicatricielles. En effet chez certaines femmes suite à une césarienne, lors de la cicatrisation les intestins peuvent se retrouver collés. Ce qui entraînait des douleurs, comme celles que j’avais. Elle a décidé donc de m’opérer pas cœlioscopie. C’est une méthode qui permet de ne pas ouvrir le patient. L’idée était d’introduire des petites caméras sous forme de tube dans l’abdomen via des petites incisions, et d’enlever les adhérences. L’opération s’est bien passée et effectivement elle m’avait retiré quelques adhérences. j’ai récupérée assez vite, et j’ai pu retourner au travail deux semaines après. 

Seulement au bout de quelques jours les douleurs étaient revenues, aussi intenses qu’auparavant. 

A ce moment-là j’étais vraiment fatiguée physiquement et psychologiquement. Cela faisait plus de 10 mois que je vivais avec ces douleurs quotidiennement. Tout cela en ayant repris le travail, en allaitant ma fille, et en devant gérer ma maison. Je vous épargne les nuits passées aux urgences quand les douleurs étaient juste insupportables.  

J’en étais arrivée un moment à me demander si je n’étais pas folle. Parce que les examens ne montraient rien et pourtant elle était bien réelle cette douleur. 

Dans un élan de ras le bol, je suis retournée voir mon médecin traitant. Il m’avait donné un traitement pour le fer, suite à un bilan sanguin réalisé quelques mois plus tôt. J’avais refait l’analyse et il montrait que le taux de fer n’avait pas bougé malgré le traitement. Il était toujours très bas. Ainsi c’est ce qui lui a mis la puce à l’oreille. Il m’a dit qu’il y avait forcément quelque chose qui n’allait pas. Il a donc contacté le gastro-entérologue pour lui demander de faire une coloscopie. 

L’examen a été réalisé début janvier. Je me rappelle quand je me suis réveillée, je dégustais la collation qu’ils m’avaient servie devant les reines du shopping en attendant les résultats. J’étais donc relativement sereine car au fond de moi je me disais que ça n’allait rien révélé encore une fois. Le médecin est entré dans la chambre de la clinique avec un air grave. Il m’a demandé d’éteindre la télé, et m’a annoncé qu’il avait découvert une grosse tumeur au niveau de mon colon droit. Il avait fait une biopsie pour savoir si cette tumeur était maligne ou non. Les résultats de la biopsie seraient connus sous dizaine. 

A ce moment-là, j’étais juste soulagée de savoir que je n’étais pas folle et que qu’il y avait bien quelque chose qui n’allait pas, et qui expliquait les douleurs. Cependant je n’envisageais pas le cancer. 

Ainsi le jour de l’anniversaire de ma fille, mon médecin traitant m’a appelé pour me dire qu’il avait reçu mes résultats et qu’il fallait que je passe le voir d’urgence. Et une fois là-bas, il m’a annoncé que j’avais un cancer …… 

Après l’annonce : faire face 

Au moment où je reçois la nouvelle, je n’ai pas vraiment réalisé la portée de qu’il me disait. C’est comme si mon médecin me parlait et que je n’entendais pas vraiment ce qu’il me disait. En sortant du cabinet, je me souviens avoir appelé mon mari pour lui dire. Et c’est après ce coup de téléphone que j’ai commencé à m’effondrer, à pleurer sur le chemin du retour. Là il s’est passé beaucoup de choses dans ma tête. Un mélange de peur, de colère et de tristesse, j’étais anéantie. Seulement il fallait que je reste lucide, concentrée. En effet j’avais prévu de faire un petit goûter d’anniversaire pour ma fille deux jours plus tard, donc je ne voulais pas plomber l’ambiance avec cette nouvelle. De plus je me disais que si jamais c’était le seul anniversaire qu’elle aurai avec moi, je voulais que tout se passe bien, et que tout le monde en garde un bon souvenir. Et grâce à Dieu c’est ce qui s’est passé, nous avons eu un très bon moment en compagnie des amis et de la famille. 

Par la suite j’ai commencé à en parler à ma famille, et à mes amis qui ont tous été là pour moi.

Mon médecin traitant et mon gastro-entérologue avaient décidé de m’adresser à l’Institut Gustave Roussy. Elle est très réputée dans la prise en charge des personnes atteintes de Cancer. 

En arrivant à mon premier rendez-vous là-bas, j’étais très angoissée, je ne savais pas ce qui m’attendais. Aussi en étant dans cet endroit où il y avait toutes ces personnes malades, de tout âge, toute origine sociale etc… j’ai pris conscience que la vie pouvait basculer du jour au lendemain, et que cela n’arrivait pas qu’aux autres.  

J’ai rencontré le chirurgien qui devait s’occuper de mon cas. Elle m’a expliquée que j’allais subir une colectomie droite. C’est à dire qu’elle allait me retirer la partie droite du colon. Ensuite ils allaient analyser la tumeur et les ganglions. Cela leur permettrai de savoir si la chirurgie serai suffisante, et si j’allais avoir besoin ou non d’une chimiothérapie. On était le 18 janvier et l’opération était programmée pour le 27 février. J’avais des antidouleurs en attendant et je devais aussi prendre une cure de vitamines pour préparer mon corps à l’opération. 

J’avais peur, mais je restais concentrée. Je faisais tout pour tenir le coup, et je prenais toujours du temps pour être avec ma fille, mon mari et mes amis. C’était d’autant plus important pour moi, que j’avais conscience que la vie était fragile, qu’il fallait profiter de chaque moment. 

J’ai finalement été opérée le 07 février en urgence car j’ai eu une complication. En effet le colon s’était replié sur la tumeur, et je souffrais vraiment beaucoup. J’ai atterri aux urgences de l’institut et ils ont dû me mettre sous morphine pour calmer la douleur. Au final ils ont vu la complication et j’ai été opérée dans la foulée. 

L’opération s’est bien déroulée, même si le chirurgien a été obligé de m’ouvrir l’abdomen à cause de cette complication. Elle avait prévu de faire une cœlioscopie au départ. Les jours qui ont suivis étaient les plus difficiles à mon sens. Il m’était juste impossible de faire quoi que soit par moi-même. Je devais rester allongée sur le dos car c’était la seule position que je pouvais adopter. Par la suite ça allait mieux par rapport à ma mobilité, mais j’avais quand même encore besoin d’aide. Au bout de dix jours, j’étais prête à rentrer à la maison. Par contre, je devais encore attendre les résultats de la biopsie faite sur la tumeur.  

Je les ai eus peu de temps après ma sortie : les ganglions étaient sains, la tumeur était localisée juste au niveau du colon. Je n’avais pas d’autres zones touchées et par la grâce de Dieu je n’avais pas non plus besoin de chimiothérapie. 

J’étais donc guérie, je n’avais plus de cancer… 

Guérie !!… Non pas vraiment en fait 

Oui j’étais guérie. Mais le problème avec cette maladie, c’est qu’une fois qu’on l’a eu on ne peut pas juste reprendre sa vie comme si de rien était, comme si on se remettait d’une grippe. En effet, la maladie m’avait mise sur les rotules, j’avais perdue beaucoup de poids et j’étais très fatiguée. De plus comme les médecins m’avaient expliqué que mon cancer était dû à une malformation génétique, j’avais toujours cette peur de développer un nouveau cancer. Je commençais à être vraiment déprimée et je n’arrivais pas à accepter ma guérison. Là-dessus mon médecin traitant m’a adressée à une psychiatre qui a été d’une grande aide. Au début, de par ma culture africaine qui veut que l’on endure toutes les épreuves de la vie sans sourciller, j’avais honte de devoir reconnaître que j’avais besoin d’aide. J’avais le sentiment de ne pas être assez forte. J’avais même honte d’en parler à mon entourage. Mais avec le recul, je remercie Dieu de l’avoir mise sur mon chemin, car à cette époque je n’arrivais même pas à parler de ma maladie sans pleurer. C’est vous dire à quel point j’étais encore traumatisée par cette épreuve.

A partir de ce moment j’ai commencé à essayer de me reprendre en main. C’était encore très brouillon 🙂 mais c’était un bon début.  

La résilience, la renaissance  

Dans la vie tout ce qui nous arrive c’est pour une bonne raison. L’âme n’attire à lui que les choses dont il a besoin. Sur le moment on peut se demander pourquoi nous, avoir le sentiment d’injustice. Pour ma part j’en suis convaincu maintenant. Je me dis que si je n’avais pas eu cette maladie je n’aurais pas eu le courage d’opérer tous les changements que j’ai mené dans ma vie depuis. En effet après le cancer, lorsque j’ai commencé à me reprendre en main j’ai eu comme un déclic. j’avais eu la chance de m’en sortir, donc il fallait que tout ceci serve à quelque chose. J’étais pleine de gratitude, et c’était comme si je m’étais réveillée. Oui je n’allais certainement plus mener ma vie comme auparavant, sans trop prendre de risque, en restant dans ma zone de confort. Et l’un des premiers résultats de cette prise de conscience c’est ce blog. J’en rêvais depuis plus de 6 ans. Mais je n’ai jamais eu le courage de me lancer. Il a fallu cette épreuve pour que je me décide.

J’ai aussi recommencer à prendre soin de mes cheveux, et de ma peau. Chose que j’avais délaissée avec la maladie.

J’ai également revue mon alimentation. Même si, comme je l’évoquais plus haut, les médecins m’avaient dit que mon cancer était dû à une malformation génétique, je me disais que changer mon alimentation ne me ferait pas de mal. J’ai utilisé beaucoup de remèdes naturels en prévention et en cure. Je me suis aussi intéressée à l’ayurvéda et à la naturopathie. J’ai voulu avoir une alimentation la plus saine possible : équilibrée, bio, et non transformée.

Je me suis également remise à la lecture. Et j’ai lu beaucoup de livres de développement personnel. C’est un sujet que je trouve hyper passionnant. Et en m’y intéressant , j’ai appris énormément sur moi même. Je me connais mieux, ainsi je me respecte mieux aussi. Je suis plus à l’écoute de mes envies, et de mes besoins. Chose que je ne faisais absolument pas avant sans même en avoir conscience.

J’ai mis en place de nouvelles habitudes, pour mieux gérer mon stress. Ainsi je me suis remise au sport, et en parallèle j’ai commencé la méditation et le yoga.

Tout ce cheminement a fait de moi une toute nouvelle personne. Je peux dire maintenant, bientôt deux ans après, que je suis sortie grandie de cette épreuve. C’est une vraie renaissance 🙂

Aujourd’hui je suis en réémission complète et je vais bien, Dieu merci.

Pourquoi ce blog ? 

Tout simplement parce que j’en avais envie 🙂 ! Et ce depuis plus de 6 ans comme je le disais plus haut.

A là base je rêvais d’avoir un blog où je partagerai mes astuces pour prendre soin des cheveux crépus. En effet je suis retournée au naturel (plus de défrisage) depuis 2010. Et j’ai pas mal de recul sur ce domaine.

Avec tout ce que je venais de traverser, lorsque je me suis décidée à lancer ce blog c’est tout naturellement que je voulais qu’il soit sur la thématique de la beauté et du bien être au naturel.

Oui je veux vous partager ici mes conseils et astuces pour prendre soin des cheveux et de la peau avec des produits les plus naturels possible.

Je parlerai aussi d’alimentation saine. Comme j’ai entrepris de reprendre en main la mienne. Je me dis que cela peut être intéressant de partager ici mes trouvailles dans ce domaine.

Quand je parle de prendre soin de soi, c’est vraiment une vision globale selon moi. Cela passe par l’alimentation, les soins extérieurs mais également par comment on nourrit son cerveau. C’est très important et cela passe notamment par la lecture. J’évoquerai donc toutes mes lectures inspirantes, celles qui à mon avis permettront d’enclencher une réflexion ou un changement positif dans notre état d’esprit.

Enfin j’aborderai tout autre sujet dans la rubrique Talk Time. Ce sera vraiment celle dans laquelle nous pourrons parler de tout, sans forcément être en lien direct avec la thématique du blog.

Voilà globalement ce que je vous propose ici. Je souhaite que ce blog soit notre espace, où les maîtres mots seront la bienveillance et le partage. Le but sera de s’entre-aider à prendre soin de nous, et à grandir ensemble.

Au plaisir d’échanger avec vous très vite, en attendant prenez soin de vous 😉

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